Kaptascope

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Kaptascope, c'est une machine à approfondir la musique


:=: Grille des programmes :=:


Kaptascope-Bandeau

Kaptascope, c’est une machine à approfondir la musique, à explorer son endroit et son envers. A comprendre ses mécaniques mystérieuses et ce qui entraîne ses musiciens à la créer. C’est une machine de mesure, ancrée à la Savoie qui l’a vue émerger, activée par deux opérateurs vocaux, un régisseur technique et mue par les musiciens reçus.

Kaptascope c'est 1 émission par mois avec 1 groupe de Savoie pour 1 interview et 1 live radiophonique. Une session Kaptascope c'est une nouvelle captation kaléidoscopique chaque mois !

Télécharger podcasts

Saison 2016 - 2017

 

Mars 2017 - Les Sentinelles à talons

 
Février 2017 - Spring Folk Orchestra

 
Janvier 2017 - Easy Combo

 
Décembre 2016 - Ordinaire Grand Orchestra

 
Novembre 2016 - Meloman

 
 Octobre 2016 - Abyssinie Club

 

Saison 2015 - 2016

 

06 Mai - Moms I'd like to Surf

 

Mars 2016 - Aquila

 

Février 2016 - Gadjenko

 

Kaptascope janvier 2016 - Os Drongos

 

ROsDrongos1

 
 

 


vinylized

Kaptascope#6 : Vinylized

On en fait un foin du revival du disque, alors qu'en fait, il n'existe même pas. Les machines sont les mêmes, mais on ne prend plus le temps d'en faire sortir de la qualité, qui découlait, question de réglages, de la quantité.

Alors, il se passe quoi, qu'est-ce qu'il nous reste ? Le vieux matos. Audiophilie rime maintenant avec "du vieux mais bien conservé" ou "du neuf ok mais faut que ça soit comme avant". Autant dire qu'on s'arrache les cheveux à vouloir des fleurs dans les oreilles.

On se dit, allez, je la tente, ça a l'air chouette. Paf ! Une fois sur deux, au mieux de la paille, au pire des ronces. C'est pas équilibré, la balance est mauvaise, même le disque a l'air tordu.
Bon, pourtant y'avait un gros sticker, là, qui me disait que c'était conforme et au top. Les ingés son n'ont plus le temps, l'envie ou le talent. Et du coup les musiciens ont l'air nuls.

Mais ça, les enfants, c'était sans compter sur des groupes comme Vinylized. Qui en ont bouffé, bouffé, bouffé, et pis tu peux y aller, sur ton vieux teppaz en mono ou ta platine Thorens, c'est pareil, ils font de la musique à vivre.

Ils sont devenus le sillon à force de le courir. Une avalanche d'électricité statique qui fait résonner l'univers. Quatre éléments qui rendent à ce que certains béotiens pensaient mort voire pire ! suranné, les lettres de noblesse que cette musique mérite.

 Post Funk — mais c'est trop temporalisé. Je dirai "Beyond Funk" parce que c'est à l'autre bout de l'alambic, au savant goutte à goutte, avec un maitre-distilleur invisible invoqué et incarné dans chacun des membres.

Pour avoir un bon produit à la sortie, il te faut inévitablement du bon à l'entrée. Et ça n'en manque pas, je vous l'assure, avec quelque notes prog qui s'affirment à l'écoute attentive.

J'étais tellement content d'écouter ça en écrivant ce que je suis en train de vous dire, que j'ai été obligé d'écourter là, maintenant, avant que le sillon s'inverse et qu'on parte vers l'extérieur, sans pourtant se sentir à l'envers.

J'arrivais à la limite même d'aller mettre un bazar monstre dans ma discothèque pour explorer tout ce à quoi ça me fait penser et vous en parler… Je laisse donc tourner la galette pour vous, c'est Vinylized, sous le saphir du Kaptascope.            Léopold Mathy


Don glow

Kaptascope#5 : Don Glow

Ecouter Don Glow c'est un peu comme regarder une lampe à lave qu'on aurait jeté dans la cheminée. Ou un café-whisky dans un contenant en plastique qu'on fait réchauffer sur une tête d'ampli à lampes overwatté. Entendez "Les watts" et pas "la ouate".

En fait, pour ceux qui ont du mal à se représenter le tableau, dites-vous que ça dégage de la chaleur, un peu plus humide qu'un vieux convecteur électrique, ça change de forme de manière presque imperceptible bien que vous sachiez, sans pouvoir le dire, qu'il se passe un truc que vous n'expliquez pas.

C'est en même temps lumineux d'outre-tombe, sans doute l'écho de la voix vous fait vous sentir aussi au chaud que dans votre cercueil, au repos, finalement, mais seulement parce que vous avez dansé jusqu'à la mort.

Ça reste résolument rock, quand même, peut-être une ambiance fin du monde qui luirait vert, façon Science-Fiction années 50, Michaël Rennie (Le jour où la terre s'est arrêtée, vous voyez?) avec une gueule de bois, Don Glow : le chef de la planète interdite, Don Glow VS Lovecraft, Don Glow est sa propre bande-son originale, Don Glow from OuterSpace… Je pense que vous commencez à vous faire une idée.

Chant Guitare Basse Batterie, trio à lunettes noires pour une esthétique à l'ancienne, à manteau cintré, à l'esprit pas moins, chef de file d'une mafia minière souterraine qui éclaire au phosphore les taches sur le béton du sol qui en a vu d'autres mais reste ravi de ce qui le foule.

On n'oublie pas pour autant que quelqu'un semble parfois, derrière le rideau, jouer avec le bouton du pitch, du 45T vers le 33, ne serait-ce que pour éloigner un peu plus le moment où le train va vous percuter, les vibrations dans les rails vous massant le dos. Profitez-en.

Vous ne voyez toujours pas très clair ? Ça tombe bien, c'est ça aussi le Kaptascope : sans ceinture et pleins phares sur Don Glow.                    Léopold Mathy

 


 

Kaptascope#4 : Happening


 Pics Jesus On The Moon

Kaptascope#3 : JESUS ON THE MOON

Imaginez-vous au beau milieu de la mer des nuées, attendant patiemment que le train stellaire passe dans un puissant assemblage de cymbales jazz, de saxophone sans pilote et de guitare disto, freinant comme on l'imagine sans gravité, la poussière lunaire en suspension, pour vous faire monter à bord, convié comme vous l'êtes dans l'écho de la voix du chef de gare, attendu comme le Messie.

Ou peut-être seriez-vous l'oeil rivé dans le télescope, zieutant le cratère de Copernic pour voir s'y dresser la croix qui indique l'endroit du concert où vous vous rendrez comme dans un rêve, le ticket d'entrée serait une partition en buvard, comme pour vous absorber entièrement dans une musique stellaire rythmée comme une pluie d'astéroïde — c'est à dire parfois d'aspect chaotique mais d'une incroyable majesté légère. Et peut-être alors vous aurez une idée de ce que Jesus On The Moon peut produire chez l'auditeur — une très bonne surprise pour qui râle contre l'apparente disparition d'une vague qui oscille entre jazz d'initié et psychédélisme coloré de 7 à 77 ans — tout en taillant une belle part au rock chanté, celui qui pousse à l'indépendance et qui donne envie d'avoir une vie de cinéma pour pouvoir en faire la bande son officielle.

L'avantage de cette bousculade expérimentale, c'est que vous pouvez la retourner à loisir dans tous les sens sans jamais cesser d'y découvrir une note inattendue mais parfaitement à sa place, un cri du coeur donnant la couleur, un dynamisme auquel vous n'aviez pas prêté l'attention qu'il fallait, et surtout l'assurance d'y trouver votre bonheur tant la richesse de Jesus On The Moon s'étend de l'astral au microcosmique — tout en finesse et en surprise.


Alors nettoyez vos lentilles et ouvrez vos rideaux, car leur salut musical fait monter les marées et se décompose en faces cachées, donnant nectar comme tempête.


Pics-Orange-Bud

Kaptascope#2 : ORANGE BUD

On se pousse et on tient ses genoux prêts à se tordre un peu, tout comme sa tête à se balancer, ses yeux à se fermer et ses doigts à claquer. On entre là dans un registre qui remonte aux origines du rock, quand son ancêtre le blues prenait son essor des champs de coton vers les formations où la voix sort des tripes, les cordes se tordent et couinent sous les slides. Mais si c'était tout, vous en conviendrez, ça serait trop facile.

 

Orange Bud ne se résume pas — et ne pourra jamais se résumer, on leur souhaite — à une étiquette collée.

 

Parce que ces 4 musiciens là, de toute façon, ne présentent aucune surface unie où faire adhérer quoi que ce soit. C'est protéiforme, coloré, chaud, en mouvance perpétuelle : c'est une voix unique à 4 faces, une ode aux choses qui se perdent si l'on regarde du côté obscur des ondes, là où la platitude règne. Une voix qui chante les émotions qu'on ne voudrait pas voir se taire, jamais. Mais jusqu'ici je vous raconte ça, vous pourriez croire que c'est majoritairement mou, ou trop émotif, enfin largement critiquable. Hé bien non ! Bien au contraire, Orange Bud connait les moyens de faire parler la poudre : entre l'arc acoustique de l'indien et la carabine à distorsion du cow-boy, c'est une bataille, mais pas à des fins destructrices ou conquérantes, sinon contre la médiocrité musicale et le statique qui enferme dans des cases. C'est un combat pour le renouvellement perpétuel, vers un futur qui tape du pied, en n'oubliant pas de ramasser en chemin de quoi nourrir la machine qui tourne aux influences positives d'un passé glorieux. Vous l'aurez compris, il est difficile de dire benoîtement "Orange Bud ? C'est du rock folk. Ou de la low-fi inventive. De la soul en colère. Enfin… Ecoute, tu verras."

 

On pourrait résumer ça comme ça. Sauf qu'on oublie de prévenir que la voix de la chanteuse, Clémentine, va à elle seule vous laisser pantois. Et sachez le, elle est très bien entourée : Orange Bud, c'est maintenant dans le Kaptascope.


 

Kaptascope#1 : Monstre

 

 

 


 

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